La langue
L'attestation de français est exigée pour s'inscrire aux épreuves comme pour l'attestation d'exercice provisoire. La dispense se lit strictement, et le Maghreb n'y entre pas. Une autre porte existe, peu connue, qui évite des frais de certification à qui a fait toutes ses études en français.
6 min de lecture · Publié le 7 septembre 2026
L'attestation de maîtrise de la langue française est une pièce du dossier d'inscription aux épreuves de vérification des connaissances, et une pièce du dossier d'attestation d'exercice provisoire. Dans les deux cas, elle atteste un niveau B2, par une certification reconnue.
La dispense, elle aussi, vaut pour les deux dossiers, depuis l'arrêté du 27 août 2025. Mais elle se lit strictement, et c'est là que les frais inutiles commencent.
Les candidats de nationalité française, les ressortissants d'un État dont le français est la langue officielle, les titulaires d'un diplôme de troisième cycle des études médicales, ainsi que les réfugiés, apatrides et bénéficiaires de la protection subsidiaire.
Le critère tient à la nationalité du candidat, jamais au pays où le diplôme a été obtenu. Un Français diplômé au Caire est dispensé ; un Égyptien diplômé à Paris ne l'est pas à ce titre. Les deux ne se recouvrent pas, et les confondre est l'erreur la plus fréquente sur ce point.
Le texte vise les ressortissants d'États « dont la langue officielle est le français ». C'est la langue officielle, non la langue d'usage, d'enseignement, ni l'appartenance à la francophonie institutionnelle. L'Algérie, le Maroc et la Tunisie ont l'arabe pour seule langue officielle : leurs ressortissants ne sont pas dispensés au titre de leur nationalité, même après des études de médecine entièrement suivies en français.
Contre-intuitif, et régulièrement mal compris des deux côtés du guichet. Une agence peut ne pas reprendre cette dispense sur sa page : le droit est clair, la pratique de guichet peut ne pas l'être.
| Dispensé de l'attestation | Non dispensé à ce titre | |
|---|---|---|
| Par la nationalité | Français ; ressortissant d'un État dont le français est langue officielle | Ressortissant d'un État où le français est enseigné ou d'usage sans être langue officielle, dont l'Algérie, le Maroc et la Tunisie |
| Par le diplôme | Titulaire d'un diplôme de troisième cycle des études médicales | Titulaire d'un diplôme obtenu en français dans un État non francophone : c'est l'attestation de cursus qui joue |
| Par la protection | Réfugié, apatride, bénéficiaire de la protection subsidiaire |
L'arrêté du 27 octobre 2014 autorise les candidats ayant accompli l'intégralité de leur cursus d'études de médecine en langue française à produire une attestation en ce sens, délivrée nominativement par leur établissement d'origine. Elle se substitue au TCF, au TEF ou au DELF de niveau B2.
Ce n'est pas une dispense, c'est un mode de preuve. Il concerne le Maghreb et une large part de l'Afrique francophone, c'est-à-dire la majorité des praticiens qui s'apprêtent à payer une certification dont ils n'ont pas besoin. C'est la première chose à vérifier avant d'engager ces frais : la faculté d'origine délivre-t-elle cette attestation, et en combien de temps.
La dispense des titulaires d'un diplôme de troisième cycle ne précise pas si ce troisième cycle doit être français. Le texte est muet, et nous ne l'affirmons ni dans un sens ni dans l'autre : la question se pose par écrit à l'agence ou au Centre national de gestion, avant de s'en prévaloir.
Le diagnostic pose la nationalité en première question, parce qu'elle décide de ce volet comme du volet séjour. Il dit ensuite quelle voie est ouverte à votre spécialité.