S'inscrire aux épreuves
L'inscription aux épreuves de vérification des connaissances ne dure qu'un mois par an, se dépose en une seule fois et ne se corrige pas. Ce que le dossier exige, ce qui le rend irrecevable, et les deux règles qui ferment un parcours avant même de commencer.
8 min de lecture · Publié le 7 septembre 2026
Les épreuves sont ouvertes chaque année par un arrêté publié vers la mi-juin, et les inscriptions courent environ un mois sur la plateforme du Centre national de gestion. Pour la session 2026, elles ont couru du 17 juin au 21 juillet, après un report de cinq jours par un arrêté modificatif. La clôture est définitive : après elle, la session n'est plus accessible, et la suivante est l'année d'après.
C'est le paramètre qui commande tout le reste. Un praticien qui découvre le dispositif en septembre vise mécaniquement la session de l'année suivante, et son calendrier se construit à rebours de la période d'inscription à venir : pièces à réunir, traductions à faire faire, attestation de langue à obtenir ou à remplacer, et, pour la majorité des spécialités, le poste en France qui conditionne l'accès à la voie interne.
12 juin 2026
Arrêté d'ouverture au Journal officiel : spécialités, postes par voie, pièces.
17 juin au 21 juillet
Inscriptions sur la plateforme du CNG. Dépôt unique et définitif.
Novembre 2026 à janvier 2027
Épreuves, spécialité par spécialité, à Rungis. Convocation un mois avant au plus tôt.
Printemps 2027
Résultats, puis affectation.
L'inscription se fait auprès d'une seule agence régionale de santé, sur une seule liste, A ou B, et pour une seule voie, interne ou externe. Toute candidature multiple entraîne le rejet définitif. Le choix de la voie n'est donc pas un choix de confort : il se fait avant de déposer, d'après les justificatifs que l'on peut produire.
Le Centre national de gestion se réserve par ailleurs de contingenter les inscriptions par agence, en privilégiant les candidats qui résident sur le territoire national. Une inscription en voie interne jugée irrecevable est transférée d'office vers la voie externe, si les conditions en sont remplies et si au moins un poste est ouvert dans la spécialité.
Trois pièces, et pas de titre de séjour : une pièce d'identité en cours de validité à la clôture, le diplôme de docteur accompagné du diplôme permettant l'exercice dans le pays d'obtention et correspondant à la spécialité d'inscription, et l'attestation de maîtrise du français, sauf dispense. Les quitus et diplômes temporaires sont refusés.
Cinq spécialités font exception à l'exigence d'un titre de spécialiste : la gériatrie, la médecine générale, la psychiatrie, la médecine interne polyvalente et immunologie clinique, et la médecine d'urgence, ouvertes aux titulaires d'un diplôme de docteur en médecine permettant l'exercice plénier dans le pays d'obtention.
Les pièces en langue étrangère sont traduites par un traducteur habilité : agréé auprès des tribunaux français, habilité dans un État de l'Union ou de l'Espace économique européen, ou, pour les candidats résidant dans un État tiers, certifié auprès des autorités consulaires françaises. Aucun texte n'exige de légalisation consulaire des documents, que des bureaux de traduction étrangers facturent pourtant.
Toutes les pièces sont numérisées et déposées en une seule fois, de façon définitive, avant la clôture. Un dossier incomplet à cette date est réputé irrecevable : il n'y a ni relance ni rattrapage, et la session est perdue.
C'est ce qui rend le calendrier des pièces plus contraignant que celui de l'inscription elle-même. Une attestation d'employeur depuis l'étranger, une traduction, une attestation de cursus délivrée par la faculté d'origine prennent des semaines. Elles se demandent avant l'arrêté, pas après.
Nul ne peut être candidat plus de quatre fois aux épreuves. La limite est de rang législatif et court depuis la session 2021 : les présentations antérieures ne comptent pas. Le Centre national de gestion rejette automatiquement l'inscription au-delà, et l'attestation d'exercice provisoire peut être retirée après quatre échecs.
C'est le premier point à établir avant tout autre travail, parce qu'il peut fermer le parcours des épreuves avant qu'il ne commence. Un praticien qui a composé en 2015, 2017 et 2019 n'a pas entamé son plafond ; un praticien qui a composé en 2021, 2023, 2024 et 2025 l'a atteint.
Le diagnostic situe votre parcours, dit quelle voie est ouverte à votre spécialité et où en est le calendrier. Il pose la question du nombre de présentations, parce qu'elle commande tout le reste.