Après les EVC
Réussir les EVC ouvre le parcours de consolidation, qui mène à l'autorisation de plein exercice. L'affectation, la durée, l'étape finale, et le piège du parcours qui s'éternise.
7 min de lecture · Publié le 19 juin 2026 · Mis à jour le 3 septembre 2026
Réussir les EVC est une étape immense, souvent au bout de plusieurs années d'efforts. Mais ce n'est pas la fin du parcours : la réussite ouvre le parcours de consolidation des compétences, qui mène à l'autorisation de plein exercice.
Peu de monde explique ce qui se passe ensuite. Voici les grandes étapes.
Le parcours de consolidation des compétences valide vos compétences en situation réelle, avant l'exercice autonome. Pour les médecins, il dure deux ans. Vous l'effectuez sous le statut de praticien associé, encadré par un praticien de plein exercice.
Affectation
Vous trouvez un établissement qui vous accueille pour le parcours.
Parcours de consolidation
Deux ans comme praticien associé, encadré, dans un service agréé.
Autorisation et Ordre
La commission nationale délivre l'autorisation, puis vous vous inscrivez à l'Ordre.
Depuis 2024, l'affectation a changé. Vous n'êtes plus affecté selon votre rang de classement : vous candidatez directement auprès des établissements qui proposent des postes dans votre spécialité.
Candidater auprès des établissements
Après les résultats, vous postulez aux postes ouverts dans votre profession et votre spécialité.
Passer les auditions
Les établissements reçoivent les candidats en entretien.
L'établissement confirme
Celui qui vous retient vous le confirme, puis informe le Centre national de gestion.
L'ARS affecte
L'agence régionale de santé prononce l'affectation dans un établissement d'accueil, ce qui conditionne ensuite l'inscription à l'université.
L'affectation n'est pas garantie, et le temps compte.
Le parcours se fait à temps plein dans un service agréé : établissement public, privé, établissement privé d'intérêt collectif, ou structure médico-sociale. Vous êtes aussi inscrit auprès d'une université, sous la supervision du coordinateur de votre spécialité.
Un exercice réparti sur plusieurs établissements est possible au sein d'un même groupement hospitalier.
À la fin du parcours, vous présentez votre dossier à la commission nationale d'autorisation d'exercice. Elle peut accorder l'autorisation, demander un complément, ou refuser. L'autorisation ouvre l'inscription à l'Ordre, et le plein exercice.
La durée de principe reste de deux ans. Le code de la santé publique prévoit qu'au bout de six mois de stage au moins, le responsable de votre structure d'accueil peut, avec le président de la commission médicale d'établissement, saisir la commission locale de coordination de votre spécialité pour qu'elle se prononce sur une demande anticipée d'autorisation d'exercice. En cas d'avis favorable, la commission nationale d'autorisation d'exercice est ensuite saisie, et c'est elle qui statue. À l'inverse, elle peut aussi imposer un stage complémentaire, qui allonge le parcours. Dans les deux cas, l'initiative n'appartient pas au praticien.
Le parcours de consolidation a une durée définie. Des prolongations contestées ont été dénoncées par des médecins et leurs représentants.
Une fois l'autorisation obtenue, une nouvelle question s'ouvre : quel exercice construire ? Le guide « Après l'autorisation d'exercice : et maintenant ? » fait le point. Pour situer où vous en êtes aujourd'hui, commencez par le diagnostic.